DPE au 1er janvier : ce qui change
DPE au 1er janvier : nouvelles règles, impacts sur la vente et la location, ce que propriétaires et investisseurs doivent anticiper
TENDANCES DU MARCHÉRÉNOVATION ET AMÉLIORATIONCONSEILS EN ACHAT ET VENTE
Dominique Mallet
1/20/20265 min lire


DPE au 1er janvier : ce qui change pour les propriétaires à Nîmes
Article mis à jour le 30 septembre 2026
Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, occupe une place importante dans les projets immobiliers. Il renseigne les acquéreurs sur les caractéristiques du logement, intervient dans la négociation et conditionne les possibilités de location.
Mais toutes les règles ne sont pas entrées en vigueur au même moment. Il faut distinguer les changements du calcul du DPE, le calendrier des restrictions locatives et les obligations lors d'une vente.
À Nîmes, voici les points à connaître pour préparer votre projet.
Ce que mesure réellement le DPE
Le DPE évalue la consommation énergétique conventionnelle d'un logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Le classement final, de A à G, retient la plus mauvaise performance entre ces deux critères.
Les logements classés F et G sont qualifiés de passoires énergétiques.
Le diagnostic fournit également une estimation des dépenses annuelles d'énergie et des recommandations de travaux. Cette estimation repose sur des conditions d'utilisation standardisées : elle ne correspond donc pas nécessairement aux factures réelles des occupants.
1. Location : un calendrier progressif à connaître
Les restrictions de location ne changent pas automatiquement chaque 1er janvier. En France métropolitaine, les exigences de décence énergétique suivent ce calendrier :
Depuis le 1er janvier 2025 : les logements classés G ne respectent plus le niveau minimal de performance énergétique.
À partir du 1er janvier 2028 : les logements classés F seront également concernés.
À partir du 1er janvier 2034 : cette exigence s'étendra aux logements classés E.
Ces règles concernent les logements loués comme résidence principale, lors de la conclusion d'un bail, de son renouvellement ou de sa reconduction tacite.
Pour un propriétaire bailleur, anticiper permet d'examiner les travaux nécessaires, leur financement et les délais de réalisation, notamment lorsque certaines interventions dépendent de la copropriété.
Une mauvaise étiquette DPE n'interdit pas de vendre un logement. Les obligations liées à la vente sont distinctes de celles applicables à la location.
2. Calcul du DPE : les évolutions de 2026 et 2027
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient utilisé pour convertir l'électricité consommée en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
Cette modification peut améliorer le classement de certains logements, notamment ceux chauffés à l'électricité. Le changement de classe n'est toutefois pas systématique.
Pour les DPE encore valides concernés par cette évolution, une attestation actualisée peut être téléchargée gratuitement sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Une nouvelle évolution est prévue au 1er janvier 2027 : ce coefficient passera de 1,9 à 1,7. Les propriétaires concernés pourront également obtenir une attestation si le nouveau calcul améliore leur classement.
Une meilleure étiquette obtenue par un changement de calcul ne signifie pas que le logement a été rénové. Son isolation, ses équipements et sa consommation réelle restent inchangés en l'absence de travaux.
3. Un diagnostic opposable depuis juillet 2021
Le DPE est pleinement opposable depuis le 1er juillet 2021. Il ne s'agit donc pas d'une nouveauté du 1er janvier 2026.
Des informations erronées peuvent engager une responsabilité, selon les circonstances. Les recommandations de travaux conservent, quant à elles, une valeur indicative.
Avant la visite du diagnostiqueur, réunissez les documents disponibles : factures d'isolation, caractéristiques des équipements, justificatifs de remplacement du chauffage ou des fenêtres.
Ces éléments permettent de mieux documenter les caractéristiques du logement.
4. Loyers : le gel concerne les logements F et G
En métropole, le gel des loyers des logements classés F et G s'applique depuis août 2022.
Il concerne notamment la révision annuelle du loyer et les augmentations lors d'un renouvellement de bail ou d'une relocation, pour les contrats concernés.
Un logement classé F peut donc encore être loué en 2026, sous réserve de respecter les autres critères de décence, mais son loyer ne peut pas être augmenté dans les situations visées par ce dispositif.
Pour un investisseur, le prix d'achat doit être étudié avec le coût des travaux, les charges et les futures échéances locatives. Ces éléments font partie des critères à examiner avant tout projet d'achat immobilier à Nîmes.
5. Vente : quand faut-il fournir un audit énergétique ?
Le DPE et l'audit énergétique sont deux documents différents.
En France métropolitaine, l'audit énergétique est obligatoire pour la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble d'habitation en monopropriété :
Classé F ou G : depuis le 1er avril 2023.
Classé E : depuis le 1er janvier 2025.
Cette obligation sera étendue aux bâtiments classés D à partir du 1er janvier 2034.
Elle ne s'applique pas, dans ce cadre, à la vente d'un appartement constituant un lot de copropriété.
L'audit présente des scénarios de rénovation et des estimations de coût. Il aide l'acquéreur à comprendre le projet de travaux, mais ne remplace pas les devis des entreprises.
Sa réalisation n'oblige pas le vendeur à effectuer les travaux avant la vente.
6. Quel impact sur le prix d'un bien à Nîmes ?
Le DPE peut influencer l'attractivité d'un logement et la négociation. Pour un bien classé F ou G, l'acquéreur doit intégrer les travaux envisagés à son budget global.
Il n'existe cependant pas de décote automatique applicable à tous les biens.
À Nîmes, la valeur d'un logement ne dépend pas uniquement de sa classe énergétique. Le quartier, la surface, l'état général, les extérieurs, le stationnement et le potentiel de rénovation restent déterminants.
Pour définir un prix cohérent, une estimation immobilière à Nîmes doit intégrer l'ensemble de ces critères, ainsi que les caractéristiques du marché local.
En copropriété, les travaux votés ou envisagés peuvent également influencer la décision des acquéreurs.
Un audit et des devis permettent de discuter sur des éléments concrets. Ils ne garantissent pas l'absence de négociation, mais réduisent l'incertitude sur les dépenses à prévoir.
7. Rénover avant de vendre : une décision à étudier
Engager des travaux avant une vente peut être pertinent, mais leur coût ne se retrouve pas nécessairement intégralement dans le prix obtenu.
Avant de décider, il faut comparer :
Le prix de vente envisageable en l'état.
Le coût et la durée des travaux.
La performance énergétique attendue.
La valeur du bien après rénovation.
Les interventions doivent être cohérentes entre elles : isolation, ventilation, chauffage et production d'eau chaude.
À Nîmes, le confort d'été mérite aussi une attention particulière. Les protections solaires, la toiture et les possibilités de ventilation sont des éléments à examiner au-delà de la seule lettre du DPE.
Préparer son projet immobilier à Nîmes
Pour vendre, acheter ou poursuivre une location, le bon réflexe consiste à examiner le DPE suffisamment tôt.
Vérifier sa validité, rechercher une éventuelle attestation actualisée, identifier les travaux et réunir les documents de copropriété permet de construire un projet sur des bases plus solides.
Vous envisagez de vendre un logement classé E, F ou G ? Avant d'engager des travaux ou de fixer votre prix de vente, il est important d'évaluer leur incidence réelle sur la valeur de votre bien.
Retrouvez mon approche et mes conseils pour vendre et faire estimer votre bien à Nîmes.